Ségolène, dans ses dernières déclarations, semble remettre en cause le système de la représentation interne au PS. Certes, le renouvellement y est lent. En même temps, comment défendre la justice du systéme de la proportionnelle à l'échelle des institutions du pays et la rejeter au sein de son organisation ? La remise en cause des courants et des motions sur lesquels est assise la représentation interne n'est pas le gage d'une meilleure démocratie. Au contraire. L'enjeu de la refondation est certainement ailleurs. Encore fait-il accepter de le régler dans un débat assumé et ne pas le considérer comme réglé dans un débat de procédure tranchant la question d'un éventuel leadership.
Dimanche dernier en Haute-Garonne, les candidats de Nicolas Sarkozy n’ont pas gagné et, surtout, le maire de Toulouse a perdu. La raison est simple. Il a lui-même tenu à municipaliser le scrutin. Au jeu du quitte ou double, le risque devient plus grand. Les handicaps se cumulent entre la solidarité inavouable envers l’UMP et l’instrumentalisation trop confiante du mandat de maire. La double défaite de Jean-Luc Moudenc est aussi là : une hésitation à assumer qui installe le doute des convictions, une vision restrictive de l’enjeu qui tourne le dos à la maturité politique des électeurs. Avec cette élection, Toulouse est vraiment rentrée dans la modernité. Elle demande désormais à la gauche d’en être digne sans arrogance.