Suite à l’article de la « Dépêche du Midi » paru dans l’édition du lundi 19 novembre, je suis très étonné des propos tenus par le Président actuel du Marathon des Mots.
Il n’y a rien « d’obscurantiste » à souhaiter qu’une analyse sans complaisance soit portée sur des manifestations culturelles qui bénéficient d’importantes subventions publiques. En revanche, face à cette perspective, la virulence de la réaction d’Olivier Poivre d’Arvor laisse interrogateur.
Pierre Cohen ne souhaite bien évidemment pas supprimer cette manifestation culturelle, pas plus qu’une autre d’ailleurs. Il entend veiller en revanche à assurer une plus grande participation de tous ceux qui, ici, font vivre les mots et le livre.
Avec la création d’un festival de rue qui rassemble chaque année plusieurs dizaines de milliers de personnes ou en permettant au « Bikini » de développer sa réussite, nous savons que Pierre Cohen fait partie des acteurs d’une véritable ambition culturelle partagée. Or, aujourd’hui, c’est le souci de ce partage qui doit animer chacun, sans opposer les formes d’expression ou les initiatives mais en veillant à leur développement comme à leur accès.
Pour cela, il faut accepter d’analyser les forces et les faiblesses de la vie culturelle dans notre cité à l’instar de la démarche d’Olivier Poivre d’Arvor lui-même au sujet de la candidature Toulouse 2013 et pour laquelle il n’hésite pas à pointer des carences d’investissements de la ville comme argument de promotion. Ce bilan doit être fait avec les acteurs culturels et plus largement les toulousains eux-mêmes. C’est là que réside certainement l’innovation.
Au cours de la campagne électorale prochaine, nous aurons l’occasion de faire cela et développer des propositions concrètes, issues d’une discussion respectueuse des acteurs culturels, attentive à l’attente des toulousains comme aux exigences de la création et de ses diffuseurs. Je ne doute pas alors de la disponibilité d’Olivier Poivre d’Arvor pour contribuer à la définition de cet intérêt public.
Dans un mois, les socialistes toulousains vont devoir désigner leur candidat pour mener la bataille du Capitole de Mars 2008. Avec le score obtenu lors de la présidentielle et après avoir conquis trois cantons, puis deux circonscriptions à la droite, les raisons d’espérer sont là.
Toulouse est bien une ville de gauche. Mai s les socialistes doivent être à la hauteur de l’espérance. Il faudra pour cela un candidat qui la rassemble et une liste qui lui ressemble. Toulouse a changé et la gauche doit changer avec elle. Loin des fièvres électorales, notre responsabilité est d’éviter le dangereux tourbillon des prétendants et de forcer le destin. Plutôt qu’un candidat, elle est de choisir le futur maire d’une métropole et l’équipe d’une nouvelle ambition pour Toulouse.
Tel est le titre de mon dernier papier pour le site de socialisme et démocratie. http://sd31.wordpress.com/
Il arrive un moment où les mots, ne disant plus les choses, sombrent dans le dérisoire. Les bonnes intentions s’en trouvent galvaudées. Et ce ne sont pas les balbutiements de jeunes pousses qui contrediraient ce constat, impatients qu’ils sont à devenir en réalité de futurs anciens.
Il y a une sorte de précipitation cosmétique à vouloir changer le nom de son parti, à trancher la question d’un quelconque leadership, à encourager des expéditions punitives pour mieux se sauver soi-même. Cette candide propension à faire oublier les louanges d’hier en brûlant désormais ce que l’on a adulé n’est vraiment pas la meilleure preuve concrète de la sincérité rénovatrice et d’une pratique renouvelée.
En cet été finissant et maussade pour la gauche, les bals annonciateurs de la rentrée se succèdent. Melles, Frangy et bientôt La Rochelle. Ce rendez-vous très prisé qui sent encore les vacances et offre de ce fait la douceur de la transition, faute d'accoucher d'un "programme de transition".
La croisette 2007 renouera-t-elle avec les succès d'antan ? Cette année, les médias s'intéressent plutôt à la "quinzaine des jeunes réalisateurs". Après le festival off de Melles et de Frangy et après le flop des sorties en salle du mois de mai, les clapotis de la "nouvelle vague" cherchent une "nouvelle voie". Qu'elle évite surtout, dressée sur ses égo, de singer les anciens. La première condition est en effet celle de l'humilité.
mercredi 19 juillet, 23 H 45, j'ai eu la visite du SAMU. L'alerte était violente. Mais ce n'était finalement pas une alerte. Juste une péricardite dont l'origine serait virale. En attendant, après une nuit aux urgences de Rangueil, me voilà au repos forcé et en sevrage tabagique. Cet arrêt du tabac me semble d'ailleurs plus facile que les autres tentatives. Et pour cause ! Un grand merci à Claire qui s'est beaucoup trop inquiétée, à Jean-Christophe, Didier, Sabine et bien sûr à Anne, toujours aussi précieuse et présente. Je vous dis donc à la rentrée et je coupe sur le champ téléphone et portable...
"Lorsqu'un évènement vous échappe, feignez d'en être l'organisateur." Voilà mon sentiment à la découverte du premier communiqué AFP dévoilant la perspective d'une nomination possible de DSK au FMI. Malicieus
ement, l'objet de ce communiqué était d'évoquer le soutien de Sarkozy et, ce faisant, d'annoncer l'idée elle-même. Bref, mettre la charrue avant les boeufs en espérant qu'une nouvelle fois le trouble soit semé. A l'heure où j'écris ces lignes, je doute encore du consensus possible à l'échelle européenne alors que la France va encore expliquer qu'elle ne respectera pas ses engagements en matière de déficit public. Nos pays voisins en ont en effet assez d'une telle arrogance qui demande des dérogations au nom de politiques fiscales qui n'ont rien de structurel et tout d'injuste. Bref, DSK ne va-t-il pas faire les frais de la politique de Sarko ? En tout cas, concernant le FMI, c'est le premier qui s'impose au second et non l'inverse !Le calendrier de désignations vient d'être fixé. Septembre pour les municipales et Octobre pour les Sénatoriales. A ce jour, nous ne connaissons pas encore les candidatures qui seront déposées réellement. Nous ne connaissons pas non plus, a fortiori, l'architecture des équipes telle que conçue par les têtes de liste éventuel(le)s et qui seront évidemment un élément du choix. Nous n'avons pas davantage d'indications sur le contenu du projet que le choix de l'équipe devra dès lors illustrer. Dans ces conditions, s'il faut aller vite, pourquoi se précipiter ? Je pense pour ma part qu'il n'y aura pas de projections mécanique des résultats présidentiels et législatifs sur la municipale. De ce point de vue, sans doute faudra-t-il manifester un souci de renouvellement équilibré comme ce fut d'ailleurs le cas dans les deux circonscriptions gagnées à la droite. Ce souci de renouvellement ne fut pas un obstacle mais au contraire un atout.
Ségolène, dans ses dernières déclarations, semble remettre en cause le système de la représentation interne au PS. Certes, le renouvellement y est lent. En même temps, comment défendre la justice du systéme de la proportionnelle à l'échelle des institutions du pays et la rejeter au sein de son organisation ? La remise en cause des courants et des motions sur lesquels est assise la représentation interne n'est pas le gage d'une meilleure démocratie. Au contraire. L'enjeu de la refondation est certainement ailleurs. Encore fait-il accepter de le régler dans un débat assumé et ne pas le considérer comme réglé dans un débat de procédure tranchant la question d'un éventuel leadership.
Dimanche dernier en Haute-Garonne, les candidats de Nicolas Sarkozy n’ont pas gagné et, surtout, le maire de Toulouse a perdu. La raison est simple. Il a lui-même tenu à municipaliser le scrutin. Au jeu du quitte ou double, le risque devient plus grand. Les handicaps se cumulent entre la solidarité inavouable envers l’UMP et l’instrumentalisation trop confiante du mandat de maire. La double défaite de Jean-Luc Moudenc est aussi là : une hésitation à assumer qui installe le doute des convictions, une vision restrictive de l’enjeu qui tourne le dos à la maturité politique des électeurs. Avec cette élection, Toulouse est vraiment rentrée dans la modernité. Elle demande désormais à la gauche d’en être digne sans arrogance.