LA DOUBLE DEFAITE DE J.L MOUDENC
Dimanche dernier en Haute-Garonne, les candidats de Nicolas Sarkozy n’ont pas gagné et, surtout, le maire de Toulouse a perdu. La raison est simple. Il a lui-même tenu à municipaliser le scrutin. Au jeu du quitte ou double, le risque devient plus grand. Les handicaps se cumulent entre la solidarité inavouable envers l’UMP et l’instrumentalisation trop confiante du mandat de maire. La double défaite de Jean-Luc Moudenc est aussi là : une hésitation à assumer qui installe le doute des convictions, une vision restrictive de l’enjeu qui tourne le dos à la maturité politique des électeurs. Avec cette élection, Toulouse est vraiment rentrée dans la modernité. Elle demande désormais à la gauche d’en être digne sans arrogance.